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Les objectifs :



Les clownes entrent en contact de manière détournée

(Ex : en passant le bout du nez au coin d’un couloir, en sortant d’un ascenseur, en nettoyant la porte entr’ouverte d’un appartement...).

Peu à peu une relation s'établit, de manière verbale, ou non verbale (chant, toucher, contact visuel, posture empathique avec l’interlocuteur..).



Nous souhaitons être comme « un vent frais », venu de l’extérieur.Il s’agit d’instaurer un dialogue différent, passant par le jeu et le décalage.

Il s’agit pour nous de trouver un équilibre entre une écoute active et un apport de fantaisie, de poésie. Tout en tenant compte de l'état de la personne, nous rebondissons sur ce qu’elle dit ou laisse à voir.

Et nous le transformons en jeu, en essayant d’impliquer la personne.



Le clown est un être qui « carbure à l’affectif ». En entrant en relation avec les résidents, il permet d’instaurer un dialogue basé sur l’émotion, quelle qu’elle soit. Un résident peut être ému par une voix, un autre se délecter du contact d’une plume, un autre se fâcher en disant aux clownes de s’en aller, un autre encore, donner un coup de canne dans notre valise pour savoir ce qu’il y a dedans.



Les personnes s'expriment librement avec les clownes.

Par notre neutralité, nous pouvons être amenées à entendre des confidences, des ressentiments, des joies... !

Plusieurs fois lors de nos interventions nous avons pu constater avec l’équipe soignante que certains résidents se comportent d’une autre manière avec les clownes. Rosette et Hermine n’ont pas de blouse blanche, ça change la donne! Si nous recueillons des plaintes ou des satisfactions, ce qui n’est pas notre objectif premier, nous restons dans le respect et la discrétion. Nous invitons alors les Résidents à en parler au personnel soignant.



Les Clownes vivent leur vie, et si elles font souvent le premier pas, elles attendent de jauger la réaction de l’interlocuteur.

C’est un échange, ainsi, le résident peut être amené à faire un pas de son côté et à être également « acteur » .

Cela peut passer par les actes ou la parole. Par procuration, les clownes font vivre des aventures aux résidents.

Les personnes se mettent en projet, si court et si modeste soit-il .

 ( raccompagner les clownes dans le couloir, revivre une anecdote du passé, mettre en jeu un rêve jamais réalisé, mettre en jeu une colère….)



Avant chaque intervention, nous prenons un temps d’information auprès d’un membre de l’équipe soignante qui nous propose une liste indicative de personnes à visiter en fonction de leur état du moment.
ous ne sommes ni des soignants, ni des membres de la famille.

 Quand nous les rencontrons, nous les prenons en compte dans notre jeu et les « embarquons », ne serait-ce qu’un cours instant, dans notre imaginaire.

Ce que nous souhaitons, c’est avant tout faire vivre aux résidents une aventure humaine brève et intense, en prenant le temps de se mettre en empathie, dans la même énergie. La contagion fonctionne dans les deux sens : une clowne pourra être touchée par un récit, un regard, et elle pourra aussi transmettre sa pétillance...

Pour toutes ces raisons nous privilégions la qualité de la relation au nombre de personnes rencontrées.

La déambulation dans l’établissement dure environ deux heures

La Compagnie « Fraise au Vent » propose d’intervenir une fois par mois au sein de l’établissement.


La forme :

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